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Show de Divas

Ma formation de chanteusene s’est pas faite en un jour. Certes, le plaisir du chant a été immédiat et irrésistible, mais il m’a fallu chercher assez longtemps et dans de nombreuses directions pour épanouir complètement cet instrument si extraordinaire qui vibre en chacun de nous. Si je cherchais une analogie, je dirais que chanter est un peu comme faire la cuisine. Tout le monde peut cuisiner, même sans connaissance particulière. On peut faire de bons petits plats uniquement en utilisant notre intuition, mais si le plaisir de cuisiner nous pousse à rechercher des mélanges de saveurs de plus en plus subtiles, à cultiver cet art qui émerveille le palais , il est préférable d’apprendre à connaître les ingrédients que l’on utilise et de se familiariser avec. Il en va de même avec la voix. Chacun peut chanter et c’est tant mieux. Chantons librement, utilisons cet instrument si unique qui nous habite naturellement depuis notre conception… et surtout ne nous mettons pas de bâtons dans les roues !

Si nous avons vraiment envie de découvrir cet instrument, le plaisir de ses innombrables couleurs et nuances en même temps que de connaître sa puissance et son unicité, il est nécessaire de
«travailler» à découvrir sa voix.

Les choses sont simples:

même si ce processus de découverte peut être plus ou moins long, les principes de mise en vibration et de résonance de la voix sont simples. Le cris du bébé qui a une expérience très limité du vécu extra-utérin et qui n’est donc pas passé par le «moule éducatif» est un bon exemple de cette «simplicité».



Lâcher prise:

Si le principe de lâcher prise est un peu mis à toutes les sauces, cette notion est importante car elle définit bien l’idée que nous nous mettons souvent en travers de notre propre route. Il ne s’agit pas ici d’entrer sur des terrains «psy» (même si il est certain que la voix est intimement liée au psychisme et qu’un travail parallèle dans ce domaine peut être bénéfique), mais d’appliquer des techniques aidant à lâcher les «points de repère» qui nous entravent dans cette découverte de ce qu’est «notre» voix, et d’accepter d’aller vers de nouveaux apprentissages.

L’enseignant doit avoir expérimenté ces sensations et posséder une longue expérience dans la transmission de sa pédagogie :

Arriver à expliquer à un élève comment produire un son et améliorer son émission pour trouver le brillant de son timbre, cela exige de la part du professeur une connaissance approfondie de l’instrumentet un instinct immédiat pour entendre de façon juste, et trouver aussitôt une solution adaptée à chacun.

C’est l’ensemble de ces «fondamentaux» du travail vocal : respiration, bâillement, détente, soutien, étirement…qui permet à l’élève d’avancer dans son épanouissement de chanteur. Si des exercices précis abordent ces actions séparément, il est indispensable qu’elles soient mises en pratique ensemble, en bonne coordination.


Le bâillement :

La souplesse de cette membrane souple qu’est «le voile du palais» et qui se soulève naturellement dans notre bouche lorsque nous baillons, permet à la voix d’être en véritable empathie avec l’espace qu’elle rencontre.

En «décrochant» la mâchoire par un étirement semblable à celui du bâillement, on provoque ce bâillement : le son produit alors prend la couleur des muscles qu’il rencontre. Si ces muscles adoptent une position haute et «chaude», le son sera arrondi et noble.

En ne libérant pas trop tôt le son dans l’aigu et en lui ajoutant une notion d’étirement vers la
«voix de tête» et au-dessus du crâne, on acquiert la «santé vocale» : une homogénéité parfaite de l’instrument, la sécurité dans l’aigu jusque dans les limites extrêmes de sa voix. On découvre alors toute la richesse d’une palette vocale permettant de chanter d’une façon claire, ronde, brillante et souple sur toute sa tessiture.

La possession de cette technique permet d’être assuré de chanter ensuite de façon plus tranquille en public en limitant beaucoup son stress, puisque l’on sait qu’à moins d’être malade, les sons produits seront toujours bien placés et complètement libres. C’est alors la possibilité de se consacrer au seul plaisir du chant.

Le soutien abdominal :

La voix ne peut exister sans la respiration. Et en dehors du registre de la voix parlée, cet onde vibrante qui circule en nous a besoin d’énergie pour venir frapper les cavités de notre crâne, devenir un son et s’amplifier dans nos résonateurs…

En maintenant une ouverture tonique de notre cage thoracique, nous permettons à notre diaphragme de jouer son rôle de «piston» :
Quand nous contractons nos muscles abdominaux, qui sont expirateurs, notre diaphragme se détend par sympathie musculaire, remontant un peu et augmentant la pression sous nos poumons…
C’est là que nous chantons !

Si au contraire logiquement nous relâchons ensuite complètement ces abdominaux, le diaphragme s’abaisse en se contractant : c’est un muscle inspirateur, qui va en quelque sorte aspirer l’air de l’extérieur, autorisant chez Bach, Haendel, Mozart ou Rossini, des prises d’air très rapides indispensables.

Les abdominaux et le diaphragme travaillent donc en parfait antagonisme. Il est à remarquer qu’il est souvent plus difficile de «lâcher» complètement au niveau des ses abdominaux (le centre des énergies, appelé «chi» ou «hara» en Extrême-Orient), que de les contracter…

Notre éducation et l’apprentissage de la vie y sont souvent pour quelque chose. Il n’y a jamais besoin de «pousser» musculairement vers le bas du corps, le poids détendu de celui-ci suffit largement à être
«ancré» dans le sol. On peut ainsi utiliser en un
«étirement» sa «voix d’appel».

Tout l’art du chant consiste à n’utiliser de soutien musculaire abdominal que lorsqu’on en a besoin, et d’être relâché le reste du temps !



La maîtrise :

Quand les bases techniques sont assimilées, que l’énergie circule en vous, que vous êtes capable d’anticiper et donc de surmonter aisément toutes les difficultés du chant, le vrai plaisir commence : vous êtes le «chef de bord» et vous souriez de n’avoir qu’à appuyer sur les quelques touches de votre ordinateur personnel pour que tout fonctionne…

Vous pouvez alors vous consacrer à la musique et à votre communication avec le public.

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